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Votre assurance sous-estime vos dégâts : comment réagir ?

07 juillet 2026 · 4 min de lecture · Gabriel Da Cruz, expert CNEDIES

Un dégât des eaux, une fissure classée catastrophe naturelle, un dommage de tempête : vous déclarez le sinistre, l’assureur envoie son expert, et le montant proposé vous semble bien en dessous de la réalité. C’est une situation que je rencontre régulièrement — et il existe une solution simple que peu de gens connaissent : la contre-expertise.

Un point que tout le monde devrait savoir

L’expert envoyé par votre assureur n’est pas un tiers neutre : il est mandaté et rémunéré par la compagnie d’assurance. Son évaluation défend, en toute logique, les intérêts de celui qui le paie. Cela ne veut pas dire qu’il agit malhonnêtement — mais son évaluation reste unilatérale. Vous avez le droit, dans la quasi-totalité des contrats, de faire appel à votre propre expert pour contester ce chiffrage.

Mur intérieur endommagé par une infiltration d'eau
Tache d’humidité et peinture cloquée après un dégât des eaux — exactement le type de dommage qu’une contre-expertise permet de chiffrer avec précision.

Ce que fait concrètement un expert en contre-expertise

J’évalue le préjudice réel de manière indépendante — sur site, avec mes propres mesures et constats — puis je compare mon évaluation à celle de l’expert de l’assurance. Si l’écart n’est pas justifié techniquement, j’entre en discussion directe avec l’expert adverse pour faire valoir une réévaluation. Dans la majorité des dossiers que je traite, l’indemnisation finale est revue à la hausse.

Les cas où la contre-expertise est la plus utile

  • Dégât des eaux avec un chiffrage de réparation qui semble trop bas
  • Sécheresse et mouvements de terrain (reconnaissance catastrophe naturelle) — un cas de figure que je détaille aussi dans mon article sur les fissures liées à l’argile gonflante
  • Dégâts liés à une tempête ou des intempéries
  • Sinistre découlant d’un défaut de construction

Combien de temps avez-vous pour demander une contre-expertise ?

Le bon réflexe est d’agir vite : dès que vous recevez le rapport de l’expert de l’assurance, et avant d’accepter formellement son offre d’indemnisation. Une fois que vous avez signé un accord ou encaissé le règlement, il devient beaucoup plus difficile de rouvrir le dossier. Si le chiffrage vous semble insuffisant, contactez-moi avant de répondre à l’assureur — pas après.

Contre-expertise ou expertise judiciaire : quelle différence ?

La contre-expertise que je décris ici est une démarche amiable : je discute directement avec l’expert de l’assurance pour tenter de faire évoluer le chiffrage, sans passer par un tribunal. C’est la voie la plus rapide et la moins coûteuse, et elle suffit dans la majorité des dossiers. Quand le désaccord persiste malgré cette discussion technique, ou quand un litige plus large implique une procédure devant un tribunal, la démarche change de nature — c’est le champ de l’expertise judiciaire, où l’expert intervient dans un cadre légal plus formel, parfois à la demande d’un juge.

Comment se déroule une contre-expertise

Je me déplace chez vous pour constater et mesurer précisément les dommages, je réunis les éléments techniques et les compare au rapport de l’assureur, puis j’organise si nécessaire une réunion contradictoire avec l’expert adverse pour discuter des écarts, point par point, avec des arguments techniques et non émotionnels.

Un exemple de dossier

Sur un dégât des eaux récent dans le secteur de Marseille, l’expert de l’assurance avait chiffré les travaux de reprise sans tenir compte de l’humidité résiduelle dans une cloison porteuse — un point technique qu’un non-expert n’aurait pas identifié. Après contre-mesure et échange avec l’expert adverse, le chiffrage a été revu sensiblement à la hausse. C’est ce type d’écart technique, invisible pour un particulier, qui justifie une contre-expertise.

« Je défends vos intérêts — pas ceux de l’assurance. » — Gabriel Da Cruz

Le bon réflexe

Ne signez ou n’acceptez jamais une proposition d’indemnisation qui vous semble insuffisante sans avoir demandé un second avis. Le coût d’une contre-expertise est, dans la grande majorité des cas, largement inférieur à l’écart d’indemnisation qu’elle permet d’obtenir.

Vous avez reçu une offre d’indemnisation qui vous paraît trop basse ? Parlons-en — je propose un premier avis par téléphone avant tout engagement sur une contre-expertise d’assurance, que vous soyez à Toulon, à Aix-en-Provence ou ailleurs dans le 13 ou le 83.

Une question sur votre situation ?

Gabriel Da Cruz vous répond personnellement, sous 24h.

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Gabriel Da Cruz

Écrit par Gabriel Da Cruz

Expert en bâtiment certifié CNEDIES, 33 ans de terrain sur le Var et les Bouches-du-Rhône. Voir mon parcours complet.