Var (83) & Bouches-du-Rhône (13) | 06 66 59 09 95 | Réponse sous 24h
Écrire Appeler

Pourquoi les fissures se multiplient dans le Var et les Bouches-du-Rhône

15 août 2026 · 5 min de lecture · Gabriel Da Cruz, expert CNEDIES

Cet été, j’ai reçu beaucoup plus d’appels que d’habitude pour des fissures qui viennent d’apparaître — souvent sur des façades qui n’avaient jamais bougé jusque-là. Ce n’est pas un hasard. Entre les canicules qui s’enchaînent et le sous-sol particulier du Var et des Bouches-du-Rhône, les maisons de la région sont soumises à des contraintes de plus en plus fortes. Voici pourquoi, concrètement.

Une maison, ça travaille — qu’on le veuille ou non

C’est une phrase que je répète souvent en expertise : quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, une maison ça travaillera toujours. Même des bâtisses anciennes, stables depuis 40 ou 50 ans, peuvent se mettre à bouger du jour au lendemain — un tassement, une ouverture nette, un décollement d’angle. Ce n’est pas systématiquement le signe d’un défaut de construction. C’est souvent, tout simplement, l’effet du temps et du climat sur des matériaux qui n’ont pas changé depuis 20 ans.

42°C en 2026 : la chaleur qui fissure les façades

Cette année, on a encaissé des températures autour de 42°C dans la région. À cette température, tout ce qui compose une façade — enduit, parpaing, joints — se dilate. Dès que le soleil tape directement sur un mur, la dilatation est quasi systématique. Et ce n’est pas qu’une question esthétique : à 42°C, j’ai déjà constaté des tuiles qui se fendent sous l’effet de la chaleur, créant des infiltrations qui, elles, peuvent vraiment endommager la structure si elles ne sont pas traitées à temps.

Le vrai sujet, c’est que les façades construites il y a vingt ans n’ont pas été pensées pour ce niveau de chaleur répétée chaque été. Rien dans leur composition n’absorbe vraiment la dilatation thermique — donc le mouvement se retrouve directement sur le crépi ou le joint, sous forme de fissure.

Le Var et les Bouches-du-Rhône, un terrain particulier

Au-delà de la chaleur, la région où j’interviens présente des zones sismiques reconnues, ce qui ajoute un facteur de mouvement supplémentaire sur les fondations et les murs porteurs. Ce n’est pas une raison de s’alarmer à chaque petite fissure — mais c’est une raison de plus pour laquelle je conseille de faire vérifier tout mouvement inhabituel plutôt que de l’ignorer en se disant que « c’est juste la chaleur ».

Toutes les fissures ne se valent pas pour autant

Même avec ce contexte, l’immense majorité des fissures que je constate ne sont pas structurelles. Voici comment je fais rapidement la différence sur le terrain :

  • Fissure esthétique de façade neuve — une construction récente reçoit ses premiers étés et ses premières vraies pluies : un léger fissurage de surface est normal les 5 premières années, sans impact sur la structure.
  • Fissure liée à la dilatation thermique — apparaît en été, souvent sur les faces les plus exposées au soleil (sud/ouest), généralement stable d’une année sur l’autre une fois surveillée.
  • Fissure structurelle — traverse un angle de mur, s’élargit avec le temps, ou s’accompagne d’un tassement visible : celle-là mérite une vraie expertise, pas juste un rebouchage.

Je détaille comment reconnaître ces signaux dans mon article sur l’évaluation d’une fissure — les deux articles se complètent : celui-ci explique pourquoi les fissures apparaissent plus souvent ces dernières années, l’autre explique comment juger la gravité de celle que vous avez sous les yeux.

Un exemple concret, très représentatif de cet été

Il y a quelques semaines, je suis intervenu sur une maison individuelle dont la façade sud, exposée plein soleil toute la journée, avait développé plusieurs fissures fines en l’espace de deux mois — après plus de dix ans sans le moindre problème. Le propriétaire craignait un défaut de fondation. Sur place, l’analyse a montré une dilatation classique liée aux pics de chaleur de l’été, sans aucun signe de tassement ni de mouvement de la structure porteuse. Un dossier simple à rassurer — mais qui aurait pu, sans expertise, se transformer en travaux inutiles et coûteux si le propriétaire avait agi seul sur de mauvaises hypothèses.

C’est exactement le rôle de mon outil de diagnostic fissure en ligne : donner une première lecture avant de se faire du souci — ou avant, à l’inverse, de sous-estimer un vrai signal d’alarme.

« Une maison, quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, ça travaillera toujours. Le vrai travail, c’est de savoir distinguer ce qui est normal de ce qui ne l’est pas. »

Et si votre fissure vient d’un sinistre reconnu ?

Quand la fissure est liée à un épisode de sécheresse ou à un arrêté de catastrophe naturelle, le rapport que je produis — mesures, géolocalisation par pan de façade, classification de gravité — peut être transmis directement à l’assurance. Il arrive régulièrement que l’expert mandaté par l’assurance passe à côté de fissures importantes lors de son passage ; mon rapport sert alors de base pour demander une contre-expertise et faire réévaluer une prise en charge jugée trop basse. J’explique cette mécanique plus en détail dans mon article sur les remboursements sous-estimés.

Que vous soyez à Marseille, dans le Var ou ailleurs dans les Bouches-du-Rhône, mon conseil reste le même : ne laissez pas une fissure « juste parce qu’il fait chaud » sans un minimum de vérification. Ça ne coûte rien de faire l’auto-diagnostic en ligne, et si le doute persiste, contactez-moi directement — je reste le seul interlocuteur du premier appel jusqu’au rapport final. Vous pouvez aussi retrouver mon parcours et les retours de mes clients avant de me solliciter.

Une question sur votre situation ?

Gabriel Da Cruz vous répond personnellement, sous 24h.

06 66 59 09 95
Gabriel Da Cruz

Écrit par Gabriel Da Cruz

Expert en bâtiment certifié CNEDIES, 33 ans de terrain sur le Var et les Bouches-du-Rhône. Voir mon parcours complet.